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Ils ont bravé le froid et la neige, samedi 26 novembre, pour réclamer la démission de la présidente Park Geun-hye empêtrée dans le « Choigate », un retentissant scandale de trafic d’influence. « Park, dégage ! » scandaient des dizaines de milliers de manifestants au son des tambours, en se dirigeant vers la Maison Bleue, à Séoul, le siège de la présidence dont les accès ont été bloqués par des milliers de policiers.

En fin d’après-midi, quelque 350 000 manifestants participaient à la marche, selon les organisateurs qui espéraient à l’origine rassembler 1,5 million de personnes, la police les estimant pour sa part à 140 000. Des étudiants côtoyaient des familles et des moines bouddhistes en robe grise dans cette marche qui se tient dans la capitale pour le cinquième week-end consécutif. Un demi-million de personnes devait également manifester dans des villes de province.

« Nous devons faire entendre notre voix »

Les manifestations grossissent au fil des semaines et sont les plus imposantes jamais enregistrées depuis les rassemblements pro-démocratie des années 80. « Je ne pense pas que Mme Park démissionnera de son plein gré et nous devons faire entendre notre voix aussi fort que possible pour encourager le Parlement à la destituer », déclarait un étudiant de 23 ans.

Un sondage indiquait cette semaine que neuf Sud-Coréens sur dix veulent voir leur présidente partir. « Park dégage maintenant ! », hurlaient des haut-parleurs installés sur des camions. Le rassemblement se déroulait dans une ambiance de kermesse malgré la température glaciale, les manifestants s’abritant sous des parapluies. De la nourriture et des tracts étaient distribués, et des vendeurs ambulants proposaient des bougies et des chaises, alors que certains manifestants dansaient au son d’une musique diffusée par des haut-parleurs.