Image credit: Telegrah.co uk


Bruxelles a été secouée mardi matin par plusieurs attentats terroristes, avec de puissantes explosions à l'aéroport international, dont l'une due "probablement" à un kamikaze, et dans le métro qui ont fait au moins 26 morts et des dizaines de blessés puis paralysé la capitale belge.

Il y a 11 morts à l'aéroport de Zaventem, a dit à l'AFP un porte-parole des pompiers, Pierre Meyrs, "ajoutant que "la situation est assez chaotique" tandis que la société exploitant le métro faisait état de 15 morts et 55 blessés à la station de Maalbeek, dans le quartier européen.

Le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders, a indiqué craindre qu'il y "ait encore des personnes dans la nature".

Ces attaques ont déclenché un relèvement de l'alerte antiterroriste à son niveau maximal, une fermeture jusqu'à nouvel ordre de l'aéroport international de Bruxelles et un renforcement de la sécurité dans des aéroports à Londres, Paris, Francfort et Copenhague, alors que l'Europe est la cible d'une vague d'attentats terroristes particulièrement meurtriers.

Le trafic du métro a également été suspendu à Bruxelles, siège de l'Union européenne et de l'Otan.

Ces attentats interviennent quatre jours après la capture spectaculaire de Salah Abdeslam, un Français d'origine marocaine, seul survivant du commando auteur des attentats jihadistes du 13 novembre à Paris (130 morts), à Molenbeek, commune bruxelloise.

Tôt mardi matin, deux explosions puissantes ont frappé l'aéroport de Bruxelles-Zavantem de Bruxelles, "dont l'une (a été) probablement provoquée par un kamikaze", a déclaré mardi le procureur fédéral belge, Frédéric Van Leeuw.

Moins d'une heure plus tard, une explosion a eu lieu dans une station de métro du quartier européen à Bruxelles, à 300 mètres de la Commission européenne, faisant 15 morts et 55 blessés dans une rame arrêtée à la station Maelbeek, a annoncé la Stib, société exploitante du réseau.

Une photo diffusée par la chaîne publique RTBF montrait une rame de métro éventrée, sièges déchiquetés, et parois calcinés, à la station frappée en pleine heure de pointe.

"Nous redoutions un attentat et c'est arrivé", a réagi le Premier ministre Charles Michel après ces attentats "aveugles, violents et lâches" en évoquant "un moment noir pour ce pays".

Vers 07H00 GMT, des tirs ont d'abord été entendus dans le hall des départs de l'aéroport international, avant qu'une personne ne lance des cris en arabe et que deux explosions retentissent, ont indiqué plusieurs témoins à l'AFP et à l'agence de presse Belga.

C'était "une panique générale" et "beaucoup de personnes ont perdu des jambes", a déclaré à l'AFP un témoin qui se trouvait à cinq mètres de l'explosion qui a provoqué des panaches de fumée au-dessus de l'aérogare.

"Un monsieur a crié en arabe. Il a crié quelques mots et j'ai entendu une grosse déflagration", a témoigné Alphonse Lyoura, un employé de la sécurité des bagages.

"J'ai aidé au moins six-sept blessés. On a sorti cinq corps qui ne bougeaient plus", a-t-il précisé.

Cheryl Miller, passagère en provenance de New York, a dit à l'AFP qu'elle était dans une file d'attente quand "il y a eu une énorme explosion et beaucoup de secousses. La poussière tombait des conduits d'aération. Les gens couraient, nous avons tous couru pour nous protéger."