La crise politique haitienne continue de s'aggraver alors que les manifestations pour le départ de Michel Martelly se tournent violent, forçant la Police nationale haïtienne et la mission de maintien de la paix des Nations Unies en Haïti connu par son acronyme français MINUSTAH, d'intervenir afin de protéger les vies et les propriétés privées. Mais ce soir, de nombreux rapports sortent de Port-au-Prince accusant les soldats de onusiennes d'avoir utiliser force létale dans leurs efforts pour disperser les manifestants, faisant quatre morts; après ce qui a commencé comme une paisible marche dans le centre de Port-au-Prince fut transformé en un groupe de personnes jetant des pierres et des bouteilles dans le haut  banlieu de Delmas, juste comme ils étaient sur le point d'entrer dans le quartier des affaires de Pétionville. Il semble que le groupe de personnes qui a commencé la violence n' était pas des manifestants, la marche était pacifique tout au long, avec des gens en criant des slogans, chantant, tenant des branches d'arbres et des signes, soudainement, de nulle part un groupe de gens ont commencé à jeter au hasard pierres et des bouteilles sur les manifestants comme ils approchent de la ville riche de Pétion ville, où la majorité des entreprises, des banques internationales et des ambassades du pays sont situés. La Police haïtienne ont toujours jusqu'à présent utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants à chaque fois qu'ils sont sur le point d'entrer Pétion Ville.
Des gaz lacrymogènes et des balles en plastique ont été utilisés aujourd'hui et de nombreuses fois avant, mais il reste difficile de savoir si les gardiens de force ont en effet tiré à balles réelles sur les manifestants jusqu'à présent depuis les premiers jours de leurs protestestations.It est bien sûr très difficile de prouver si les soldats de l'ONU ont en effet, utiliser la force meurtrière puisqu'il y avait tant de violence venant de l'intérieur et à l'extérieur de la protestation, mais les rumeurs continuent de se propager, ce qui rend les gens encore plus en colère. Ces rumeurs, vraies ou non, certainement ne va rien contribuer à résoudre la crise; il a le potentiel d'enflammer la situation. Nous ne voudrions certainement pas la population qui est déjà retournée contre le Président, pour se mettre aussi contre les institutions de maintien de force qui sont en place, nationale ou étrangère.
Même si les manifestations sont dirigées contre lui, le président devrait promouvoir publiquement des manifestations pacifiques; la police haïtienne avec la MINUSTAH devrait également faire la même chose, pour apaiser le peuple tout en respectant leurs droits à des protestations. La force meurtrière ne doit pas être utilisé comme une tactique en aucun cas, ni par la MINUSTAH ni la police haïtienne pour disperser les manifestants.
Cette crise politique est vraiment un test pour la démocratie Haïti, mais néanmoins un test que la population devrait être autorisé à avoir, comme nous l'avons vu, un certain nombre de résultats positifs; telles que la libération des prisonniers politiques, dont certains qui ont été en prison pendant des années, avant même l'élection du président Michel Martelly. 

Le président veut prouver à l'opposition qu'il est de bonne foi et aimerait éviter une crise, d'abord en acceptant la démission du Premier ministre Laurent Lamothe, et maintenant la libération des prisonniers politiques. Le président est très intelligent en gardant la responsabilité des élections retardés sur le parlement haïtien, et le président continue à conserver le soutien international.
La veille de Noël, Sandra Honoré, envoyée spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti ainsi que des membres du Groupe restreint, constitué par les ambassades des États-Unis, Canada, France, Brésil, Espagne, l'Union européenne et l'envoyé spécial de l'Organisation des États américains (OEA) a publié des déclarations conjointes à l'appui des efforts déployés récemment par le président Michel Martelly pour diffuser la crise:
"Nous nous félicitons des décisions prises par le Président d'Haïti pour désigner Florence Duperval Guillaume, ministre de la Santé publique et de la population, comme le premier ministre par intérim d'Haïti, conformément à la Constitution haïtienne.
Le Core Group félicite les efforts du Président Martelly à mettre en place la recommandation de la Comission consultative Présidentielle et le travail qu'il a fait, avec les présidents du Sénat et de la Chambre des députés, les représentants des partis politiques et d'autres politiques acteurs, pour un accord de nommer un Premier ministre et former un gouvernement de consensus ... "
Le Groupe  a poursuivi en disant qu'il «... encourage tous les acteurs concernés à prendre consiste à recevoir d'accepter les mesures proposées par la Commission et à respecter la légitimité constitutionnelle du Président de la République, afin de préserver la stabilité et de créer un climat de confiance, de sérénité et de respect mutuel pour trouver une solution rapide et globale de la crise politique, qui permettra des élections équitables et inclusives dans les meilleurs délais ".