Le report sine die du second tour de l'élection présidentielle en Haïti n'a toujours pas amorti le climat tendu qui pèse sur le pays. Un jour après que 
l'annonce a été faite par le chef du CEP Pierre Louis Opont, de violentes protestation ont eu lieu dans différents endroits autour de la capitale d'Haïti Port-au-Prince.   

De nombreuses principales artères du centre-ville de Port-au-Prince, Delmas et Pétionville ont été bloquées avec des barricades de feux. Beaucoup de propriétés privées ont été vandalisés. Des pierres ont été lancées vers les entreprises et les résidences privées sans discrimination, des voitures ont été incendiées, et celles qui n'ont pas été mise a feu, leurs pare-brise ont été cassés.       

Au milieu de toute ces violences, condamnées à la fois par le candidat soutenu par le gouvernement Jovenel Moise ainsi que par le candidat de l'opposition Jude Célestin; le message des manifestants était clair: «Nous n'obéirons point jusqu'à ce que les membres restants du CEP démissionnent, le président Michel Martelly est hors de pouvoir et un gouvernement de transition est installé pour procéder aux élections." Hurla Alcide Joseph 23 ans, son opinion est celle des milliers de personnes qui sont dans les rues depuis la publication des résultats des élections contestées, protestant.

Le troisième report des élections a renforcé le mouvement populaire, mis à nu la faiblesse du gouvernement actuel, l'incapacité du CEP et cette fois-ci, la peur de la communauté internationale à imposer davantage sa volonté et enflammé la situation fragile. 
    
Des déclarations officielles pleuvent des organisations et des dirigeants les plus importants du monde. L'Union européennel'Organisation des Nations Unies, l'OEA, sénateur américain entre autres pressent les acteurs politiques haïtiens de venir à un accord pour empêcher le pays de faire un tel défaut constitutionnel. Mais, Il est hautement improbable que le second tour de l'élection présidentielle pourrait être organisée juste à temps pour l'assermentation d'un nouveau président le 7 Février, tel que prescrit par la Constitution haïtienne.      

Ainsi, le pays se dirige vers une profonde incertitude. Personne ne connaît la formule magique qui permettrait de résoudre la crise et nul ne peut prédire ce qui va ce passer après le 7 Février. La Constitution haïtienne récemment modifié dit que le premier ministre prendra la présidence en cas d'un vide, de sorte que de nouvelles élections peuvent être organisées dans un délai de 90 jours. 

Evans Paul, l'actuel premier ministre est de facto, il n'a pas été confirmé par un Parlement comme l'éxige la Constitution; le parlement a été démantelé à ce point; le termes de la majorité de ses membres ont expirés. Le président n'avait pas pu arriver à un accord avec l'opposition pour organiser des élections; par conséquent, la crise politique actuelle.

Au cours de son intervention sur Radio Télé Métropole, le président Michel Martelly a admis que la communauté internationale avait clairement fait savoir qu'ils ne reconnaîtra aucun gouvernement de transition. Le président a même averti qu'un embargo pourrait être imposée à la nation déjà appauvrie.

Un accord entre les deux candidat à la présidentielle semble être la seule solution pour sortir de ce bourbier électoral, mais, cela est aussi hautement improbable.