La Commission électorale indépendante d'Haïti a été à court de temps pour étudier ce mardi les rendements du premier tour des élections présidentielles d'octobre, menaçant de retarder davantage le processus.

En théorie, l'agence nouvellement formée a jusqu'à mercredi pour réexaminer le premier tour de scrutin, que l'opposition allègue a été entachée par une fraude massive, et de produire un rapport sur la marche à suivre.

Le second tour devrait avoir lieu ce dimanche, mais a déjà été reportée sine die, et Jude Célestin porteur du drapeau de l'opposition avait refusé de faire campagne jusqu'à ce que la fraude électorale est étudiée.

Dernière période d'Haïti des limbes électorale - scrutin n'a jamais bien passé dans le pays le plus pauvre de l'hémisphère occidental - toujours accompagnée par la montée des tensions dans les rues et les craintes de troubles.

Rosny Desroches, porte-parole de la commission électorale indépendante, a déclaré la Commission avait établi un échantillon de 2000 décompte des bulletins de vote sur 13.000 comptes locaux et travaillait pour les analyser.

Mais il a admis qu'il serait difficile de terminer la tâche mercredi comme cela avait été mandaté par décret présidentiel.

"Nous ferons ce que nous pouvons pour préparer le rapport pour le 30 Décembre, mais je ne vais pas cacher le fait que son un défi énorme. Nous ne sommes pas des spécialistes du droit électoral," at-il déclaré à l'AFP.

La commission a été créée le 22 Décembre pour sonder le résultat du scrutin de Octobre, dans laquelle Célestin a pris 25,3 pour cent, venant en deuxième place au candidat Jovenel Moise sur 32,8 pour cent.

Moise a le soutien du président Michel Martelly , qui la Constitution interdit de se présenter pour une réélection.
 
Si, comme cela semble inévitable, la commission est incapable de faire son rapport mercredi, l'impasse va continuer, peut-être, menacant le transfert de pouvoir de Martelly à son successeur prévue le 7 Février.

Ce serait le reflet du chaos qui a accompagné la propre élection de Martelly en 2010, après quoi il a été incapable de prendre le pouvoir jusqu'en mai 2011 au milieu des protestations et des allégations de fraude généralisée.

Haïti a émergé d'une période de trois années de dictature sous François «Papa Doc» Duvalier et son fils Jean-Claude «Baby Doc» Duvalier en 1986, mais a du mal à construire une démocratie stable.

Déjà ravagé par la corruption et la guerre des gangs, en Janvier 2010 l'économie d'Haïti a été dévasté par un tremblement de terre qui a fait plus de 200.000 morts.