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Au moins cinq bureaux électoraux ont été brûlés dans le nord d'Haïti, et de nombreuses voitures ont été incendiées autour de Port-au-Prince tôt aujourd'hui, seulement six jours avant le second tour de l'élection présidentielle.

Beaucoup de participants aux manifestations lancées par l'opposition pour dénoncer le processus qu'ils disent est entaché d'irrégularités et de fraudes; ont jeté des pierres sur des voitures en stationnement ainsi que des maisons, laissant derrière beaucoup de dégâts materiel graves.

Le message des manifestants était clair, ils veulent que les membres restants du CEP démissionnent pour qu'un nouveau conseil électoral puis organiser le second tour. Ils demandent au Président de la République, Michel Martelly, de respecter son mot et implementer toutes les recommandations de la commission d'evaluation électorale, que le president lui-même avait mis en place pour l'aider à trouver une solution à la crise actuelle.


La semaine dernière, Jude Célestin, le candidat qui soi-disant est venu en deuxième position lors du premier tour, souligne la nécessité pour le CEP d'appliquer les recommandations de la commission indépendante sur le premier tour de la présidentielle et législative. Il fait valoir que les conditions ne sont pas réunient pour la tenue d'élections justes et crédibles. Bien que Jude Célestin a dit à maintes reprises qu'il ne participera pas, il n'a jamais officiellement retiré sa candidature de la course, le laissant comme un candidat officiel sur les bulletins de vote. 

Quant à Jovenel Moise, le candidat soutenu par le gouvernement a fermement condamné l'incendie des bureaux électoraux. Il décourage la violence et appelle la population à aller en masse aux urnes le 24 Janvier pour faire entendre leur voix, lors d'une conférence de presse dans laquelle aucune questions n'ont été autorisés.    

Alors que l'incertitude règne quelques jours avant les élections, le chef du CEP, Pierre Louis Opont a commencé à planifier la distribution du matériel électoral pour un rendez-vous avec les sondages qui coûtera, selon les chiffres officiels, U$90 millions.    


Le CEP, chargé d'organiser l'élection vit sa propre épreuve ces derniers jours. Deux de ses neuf membres ont d
émissioner et un a été suspendu pour avoir accepté des pot de vins.