Crise politique en Haïti est loin d'être terminée, et Michel Martelly n'est pas responsable cette fois ci

Posted by Sydney Noel on Saturday, February 13, 2016 Under: Crise Politique



Bien que les rues du pays ont été la plupart du temps calme depuis que Michel Martelly a quitté ses fonctions en tant que président à la fin de son mandat, la crise politique en Haïti est loin d'être terminée.

Martelly a démissionné à la fin de son mandat constitutionnel, après avoir atteint un accord de dernière minute avec le Parlement haïtien, supervisé par l'OEA, sur la mécanique de la sélection d'un gouvernement provisoire, qui aura la mission ardue d'organiser les élections en retard de quatre ans dans pas plus de 120 jours; sans possibilité d'extension de mandat.

L'opposition a déjà rejeté la méthode choisie par le Parlement d'élire ce chef temporaire. Un groupe de huit dirigeants de l'opposition a rejeté l'accord, disant que les parlementaires ont été élus dans la même élection contaminé et ne doit pas choisir l'administration intérimaire.

Ils exigent que le juge en chef de la Cour suprême du pays soit nommé président provisoire, selon la version précédente de la Constitution haïtienne de 1987, avant l'amendement. 

Beaucoup sont d'accord que les parlementaires ne devraient être juge et partie en même temps, ils voudraient que le juge en chef de la Cour suprême du pays, soit 
élu à ce poste mais, le mandat de celui ci a été éxpirer en Décembre et ne sera remplacé qu'àpres l'éléction du nouveau président permanent.

Les manifestants ont descendus dans les rues de Port-au-Prince depuis pour protester contre cet accord de dernière minute qui a donné le pouvoir au parlement d'élire un président intérimaire.

L'OEA, qui s'est même félicité hier sur son travail "acharné" qui a «résolu la crise", pourrait bientôt se rendre compte qu'il avait parlé trop tôt.

Personne ne devrait penser que cette crise est proche d'être terminée; la peinture de cette nouvelle crise se donne de nouvelles couleurs en effet; et Michel Martelly ne sera pas à blâmer, cette fois-ci, le Parlement est le seul responsable.


Les membres du nouveau assermenté parlement, y compris les présidents des deux Chambres, se sont désignés comme candidats à la présidence temporaire, dans une élection où seuls ceux qui ont 500.000 Gourdes, ou quelques $8.000 ; faisait partie d'une parti politique qui avait un membre élu dans l'Assemblée, entre autres termes étranges; pourrait être considérés pour le poste.

Ce vendredi 12 février à midi, l'acceptation de dépôt des pièces a pris fin. Au moins neuf des requérants avaient payé la taxe $8.414 de dépôt avant la date limite de vendredi. Y compris Jocelerme Privert, président du Sénat.

Le président du sénat Jocelerme Privert est celui qui a négocié l'accord avec Martelly au nom du Parlement, maintenant il en profite pour se placé comme président temporaire du pays. L'élection d'un président par intérim est devenu un combat acharné pour la puissance de 120 jours.

Le Parlement a été convoqué à l'Assemblée nationale aujourd'hui pour élire le nouveau président, qui prendra ses fonctions le lendemain. Le gagnant doit recevoir 47 votes à la Chambre basse et 13 au Sénat.

Quiconque gagne aura la lourde tâche d'organiser l'élection le 24 Avril pour élire un nouveau président qui sera assermenté le 14 mai.


In : Crise Politique 



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