Suspicions de fraudes et des puissants intérêts politiques ont empêchés le Parlement de se prononcer sur le sort du président intérimaire Jocelerme Privert, dont le mandat de 120 jours viendra à expiration le 14 Juin.

Le Parlement devait tenir une assemblée nationale à 11 heures ce matin, mais comme toujours, de nombreuses heures passa avant que le corps législatif pouvait se réunir; environ 7 heures de retard.

La rencontre entre le président intérimaire et les membres du Parlement pour la plupart a eu lieu à huis clos, loin des caméras et microphones de la presse.

Le Parlement est profondément divisé sur le sort du président par intérim, le language de l'accord qui a rendu possible la sélection de Jocelerme Privert en tant que président provisoire, ne permet pas le renouvellement de son mandat de 120 jours.

Au parlement, les alliés de l'ancien président Michel Martelly, dont l'incapacité à organiser des élections durant tout son mandat est la racine de la crise; sont fermement opposés à la prolongation du mandat du président intérimaire, en faisant valoir que le président devrait faire comme Martelly et ne pas essayer de rester au pouvoir au-delà de 120 jours, pour ne pas plonger le pays dans une guerre civile.


Ils soutiennent que le Parlement devrait choisir le juge suprême de la Cour de Cassation du pays en tant que nouveau président pour terminer le processus électoral lancer depuis Octobre 2015.  

Choisir un nouveau président pourrait cependant prolonger la perspective de la finalisation du processus électoral encore plus loin et ajouter encore plus de confusions et incertitudes.

Ce président mettrait il en place un nouveau CEP? Annulerait il l'ensemble du processus électoral et commencer à partir de zéro, conformément à la recommandation de la commission de vérification dite indépendante installée par président Privert?   

Est-ce que les dates 9 Octobre et 8 Janvier 2016 
déjà publiées par le CEP pour la tenue des premier et second tour de la présidentielle seront respectées, ou ce président choisirait- il de nouvelles dates?

Pendant ce temps, beaucoup sont déjà sceptiques quant à ce qui va se passer demain, alors qu'une spéculation de boycott par une majorité dans le sénat dans le but de paralyser l'assemblée nationale annoncée continu de grandir.